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Tristan Péloqin

Vendredi 21 Novembre 2008, 13h52

Apple donne enfin vie aux podcasts

podcasting_icon2.jpgÇa faisait longtemps que je l’attendais, celle-là.

Apple, faisant les trouble-fête le jour même où Research in motion vient jouer dans ses platebandes en lançant son Storm, a apporté hier soir à minuit quelques modifications à sa gamme de iPod Touch et iPhones. Un nouveau firmware permet, entre autres choses, de télécharger des podcasts via les réseaux wi-fi sans passer par iTunes.

Podquoi ? Podcast.

Ok, ok. C’est pathéthique. J’ai l’air d’un geek fini en m’excitant à propos d’une nouvelle fonctionnalité d’apparence totalement banale. Mais c’est loin d’être le cas.

Depuis bientôt quatre ans, Apple et une foule de trippeux tentent de donner vie à la baladodiffusion, sorte d’hybride entre la radio sur demande et le MP3 à 99 cents. Un podcast, c’est bien simple. C’est une émission de radio ou de télé qu’on télécharge et qu’on écoute/regarde sur son baladeur numérique. Apple en propose des centaines sur son iTunes store, dont plusieurs sont d’une qualité hallucinante. Du contenu solide, bien fait et, surtout, TOTALEMENT GRATUIT. Je pense ici à des podcasts comme This Week in Tech, une émission hebomadaire sur les technos que je télécharge religieusement tous les lundi matin, mais aussi au fabuleux La Première à la carte, un résumé quotidien des meilleurs entrevues faites au 95,1, ainsi qu’à la version balado de l’émission 60 minutes de CBS. Sans oublier, évidemment, l’audioguide sur la Main un bijou d’information que ma collègue Émilie Côté a réalisé cet été pour Cyberpresse.

Bref, la baladodiffusion est un médium fantastique. Mais, malheureusement, après grosso modo quatre ans d’existence, le concept tarde encore à percer. Leo Laporte, l’animateur de This Week in Tech, un des rares podcasteurs à vivre du médium (il semble qu’il gagne d’ailleurs assez bien sa vie), affirme que la baladodiffusion a cessé de croître l’année dernière. Trop compliquée à comprendre pour les technophobes, trop chiante à utiliser pour les geeks. Il faut télécharger le fichier sur son ordi, ensuite brancher son baladeur sur le cable et le synchroniser avec son lecteur MP3. Trop d’étapes. Trop de trouble.

Mais voilà, Apple vient de changer la donne. Les propriétaires de iPod Touch et d’iPhone peuvent maintenant télécharger en quelques secondes n’importe quel podcast en une seule étape, sans brancher le moindre fil. La radio sur demande – la vraie – est née. C’est le petit coup de pouce que réclamaient depuis longtemps les podcasteurs pour faire décoller leur médium.

Si Apple décide que la balado a un avenir, les prochaines générations de lecteurs MP3 génériques seront aussi dotées capacités Wi-Fi, c’est certain. Tous les constructeurs voudront imiter Apple. Et avec un peu de chance, la baladodiffusion ne sera plus d’un médium de niche d’ici un an ou deux.

Enfin, ce n’est que ma prédiction.

 

 

 

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Mercredi 19 Novembre 2008, 21h52

Google Voice Search: vraiment génial

Beaucoup de choses ont été dites depuis deux jours à propos de Google Voice Search. J’ajoute mon grain de sel. C’est génial. Tout. Simplement. Génial.

Je vous explique: Google proposait depuis un petit bout une petite application pour le iPhone, qui permet aux heureux propriétaires du gadget d’accéder rapidement au moteur de recherche, à Gmail, Google Maps, Google Earth, à des photos, adresses de courriel, etc.

Lundi, les développeurs ont ajouté une nouvelle fonctionnalité à la trousse: Voice Search.

Voice Search est un module de reconnaissance vocale. Suffit maintenant de porter le iPhone à son oreille et de déclamer la moindre requête. Le logiciel enregistre les paroles, les envoie à Google, qui les analyse et, en moins de cinq secondes, affiche ses suggestions sur l’écran du iPhone. Mieux, Voice Search se sert du “GPS” intégré du iPhone pour proposer les résultats les plus pertinents possibles. Si vous êtes à Montréal et dites, par exemple, “indian restaurants“, Google vous propose l’excellent Malhi Sweets, sur Jarry, le Beau village, sur l’avenue du Parc, et le Taj, rue Stanley.

Je vous jure, ça fonction à merveille… pourvu que vous parliez anglais et “de préférence avec un accent nord-américain”, précise-t-on dans l’onglet de paramétrage de Voice Search. Une limitation qui semble d’ailleurs provoquer beaucoup de frustration chez les pauvres utilisateurs britiches et australiens, dont l’accent, lorsqu’ils disent le mot “fish“, fait croire à Google qu’ils cherchent des sites de “sex“, rapporte Information Week.

Personnellement, je n’ai pas eu trop de problèmes, même si n’importe quel anglo est capable de détecter mon accent de quebecker dans le temps de dire hello. Il suffit d’articuler avec un brin d’exagération, et le tour est joué.

Google me propose parfois même des sites en français lorsque je fais mes requêtes en anglais. Par exemple, en demandant le site du “Montreal International Games Summit“, Google m’a renvoyé vers le site “Sommet international du jeu de Montréal.” Bon, c’est aussi vrai qu’une fois, en demandant “Montreal Games Summit”, Google a cru que j’avais demandé “Do teens commit ?” Un peu dans le champ. Mais je lui pardonne. Voice Search est encore bien jeune.

Le module sera-t-il un jour offert en français ? Aucune idée, Google n’a rien laissé filtrer. L’interface, au moins est en la langue de Molière, ce qui est bon signe.

Chose certaine, à mon humble avis, Voice Search est un immense pas en avant pour la mobilité. Les requêtes vocales vont peu à peu changer nos habitudes. “Googler” le moindre truc alors qu’on marche sur le trottoir ou qu’on conduit la voiture va devenir aussi banal que consulter ses courriels sur un Blackberry.

Le jour où on pourra laisser notre cerveau à la maison en partant le matin approche à grands pas, je vous le dis.

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Mardi 18 Novembre 2008, 12h13

Minority Report, bientôt sur votre PC

Tout le monde se souvient de la fameuse scène de Minority Report, où Tom Cruise manipule des images à la vitesse de l’éclair sur un tableau virtuel.

Si on en croit Bogdan Ionescu, que je viens de rencontrer au Sommet international du jeu de Montréal, cette interface sera très bientôt sur vos PC. Sa compagnie, Mgestyk Technologies, a développé un concept utilisant une simple manette de Wii et une webcam pour évaluer lire les mouvements d’un utilisateur en 3D.

La Wii, bien sûr, est capable de comprendre les mouvements latéraux et de roulis lorsqu’on la manipule. Elle est cependant inutile pour lire les déplacements par en avant ou en arrière. “Notre système parvient à interpréter les déplacements plus précisément grâce à la combinaison des données de la webcam et de la Wii”, explique M. Ionescu.

J’ai essayé. Ça marche !

Les possibilités d’applications sont presque infinies: jeux vidéo, logiciels de photo, de vidéo, navigation sur le web. “Nous avons même eu des discussions avec la Défense”, affirme M. Ionescu, sans donner plus de détails.

Le bidule sera lancé l’année prochaine. Prix de vente: “Ce sera abordable. Nous visons le marché grand public. Le prix se situera autour de celui d’une webcam haut de gamme”, précise-t-il.

Et combien coûte une webcam haut de gamme ? 200$, 300$, 500$ ? Malheureusement, M. Ionescu reste vague à ce sujet.

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Lundi 17 Novembre 2008, 18h00

Obama forcé de larguer son BlackBerry ?

Le New York Times et la BBC nous apprennent que Barack Obama, le plus branché des candidats à la présidence que les États-Unis ont vu, devra fort probablement larguer son précieux BlackBerry, sécurité oblige.

Bien sûr, il y a le risque que le président soit victime d’un hacker. Mais c’est le Presidential Records Act qui est, en réalité, la principale raison qui le forcera à soigner son addiction au CrackBerry. En vertu de cette loi, toutes les correspondances auxquelles participe un président américain sont du domaine public. Une simple demande d’accès à l’information suffit pour que les messages soient, même les plus anodins, soient dévoilés au grand jour.

Trois jours avant de prendre le pouvoir, George W. Bush avait dû envoyer un courriel à 42 de ses amis pour leur dire qu’il ne pourrait plus correspondre avec eux, souligne le Times:

“Since I do not want my private conversations looked at by those out to embarrass, the only course of action is not to correspond in cyberspace,” Mr. Bush wrote from his old address, G94B@aol.com. “This saddens me. I have enjoyed conversing with each of you.”

Obama, depuis le début de la course, a été vu des centaines de fois en train de consulter son BlackBerry. “Je pense qu’il est le premier président à être dépendant de son BlackBerry”, affirme à la BBC l’ancien secrétaire de presse de Bill Clinton. Ses proches disent qu’ils pouvaient, simplement en regardant l’heure d’envoi de ses messages, savoir combien d’heure de sommeil il avait dans le corps en se levant le matin. Ses courriels, semble-t-il, étaient généralement écrits sans faute, pertinents et, signe d’efficacité, totalement dépouillés d’émoticons.

C’est tout de même curieux qu’à l’ère de l’internet, le président du pays le plus puissant du monde ne puisse personnellement utiliser la Toile pour ses communications. Mais, comme le souligne Diana Owen, politologue à l’Université Georgetown qui s’est penchée sur la question, “c’est après tout dans la nature du poste de président que de ne pas avoir à gérer soi-même ses courriels (d’autant plus que) c’est une activité qui brûle beaucoup de temps.”

Une des solutions envisagées serait de permettre au président Obama de consulter ses courriels sur son appareil, mais de ne pas en envoyer. Voilà une proposition qui a du bon sens. Pauvre homme, donnez-lui une chance.

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Dimanche 16 Novembre 2008, 21h27

Où est la campagne techno ?

Mes collègues Nathalie Collard, éditorialiste à La Presse, et Jean-François Néron, du Soleil, on pondu des papiers très justes au sujet de la campagne électorale en ligne l’absence presque totale de stratégie web dans la campagne électorale provinciale.

Où est la techno, demande Nathalie Collard ?

“Les téléphones cellulaires sont silencieux, les télé-avertisseurs ne vibrent pas, les écrans d’ordinateur restent étrangement vide (…) On se croirait dans une campagne électorale des années 80, au siècle dernier…”, écrit Nathalie.

“En date d’hier, Jean Charest avait 1812 fans, le Parti québécois (PQ), 2244, et l’Action démocratique, 301. Toutes proportions gardées, c’est une goutte d’eau comparativement aux trois millions de supporteurs inscrits sur la page du président des États-Unis, Barack Obama”, note pour sa part Jean-François.

“D’accord, les chefs des partis politiques n’ont pas tous la fibre techno, on ne peut pas leur reprocher. Mais leurs stratèges, eux? Comment se fait-il que les partis politiques n’ont pas embauché une équipe de petits génies de l’informatique pour concocter une campagne électorale virtuelle? C’est la meilleure façon de rejoindre les moins de 30 ans qui ne regardent plus beaucoup la télévision, qui lisent moins les journaux et qui n’écoutent pas souvent la radio”, poursuit Nathalie Collard.

Cette question, je l’ai posée à bien des gens, depuis deux semaines. Alors que Barack Obama en est rendu à faire son annonce hebdomadaire à la nation sur YouTube, comment se fait-il que les partis politiques se servent si peu de la Toile dans cette campagne ? Dans les cercles politiques, c’est à peu près toujours la même réponse qu’on me livre: “En 2007, on a accordé beaucoup d’énergie à notre stratégie web parce qu’on savait que les médias parleraient de la moindre offensive sur internet, que les projecteurs seraient braqués sur les blogues et sur YouTube, qui étaient les nouveaux gadgets à la mode. Cette fois-ci, on savait que, sans l’effet nouveauté, ces initiatives n’attireraient pas le regard des médias et passeraient inaperçues dans la population”, résume un employé d’un des trois partis, très calé en matière de stratégie web, à qui j’ai parlé cette semaine.

Ce qu’il dit n’est pas faux. Les médias sont moins excités par la campagne en ligne. Pour un parti politique, investir des heures et des heures dans un blogue lu par, au mieux, 5000 électeurs pour la plupart déjà acquis, n’est donc pas un calcul intéressant. Mario Dumont l’a d’ailleurs dit à plusieurs reprises: les blogues, il n’y croit pas. Les poignées de mains dans les centres commerciaux et les annonces formatées pour la télé restent à ses yeux la clé du succès.

Mais, comme le souligne Nathalie Collard, il reste pas moins que le volet web de la campagne présidentielle américaine, surtout celle d’Obama, qui s’est largement démarquée par sa capacité à transformer les internautes en militants, devrait au moins inspirerer un tantinet nos partis.

“D’accord, dit Nathalie Collard, nous ne sommes pas aux États-Unis et la campagne actuelle ne suscite pas le quart du dixième de la passion et de l’intérêt soulevés par la campagne américaine. Justement, l’utilisation de la techno lui donnerait peut-être un peu de piquant?”

Sans rêver d’un vidéo à la Yes We Can, on pourrait au moins imaginer une stratégie plus agressive sur YouTube. Souvenez-vous, en 2007, de la série de clips hyper efficaces que le candidat de Québec solidaire dans Terrebonne, Jean Baril, avait réalisée avec pas-une-cenne. Personne ne s’en est inspiré ?

Si vous voulez mon avis, au-delà du désintérêt des dirigeants, les whiz kids des grands partis sont trop occupés à animer les comptes Twitter qu’on leur a confiés (PQ, ADQ et Québec solidaire). Ce qui se passe sur Twitter est, malheureusement, à l’image de ce qu’on souvent été les campagnes web au Québec: beaucoup de bruit et surtout, surtout, très peu de followers.

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Jeudi 13 Novembre 2008, 15h09

Jeux vidéo: descriptions crues

À quelques semaines (jours ?) de Noël, l’Entertainment Software Rating Board (ESRB), la bibitte américaine qui donne les cotes aux jeux vidéo, vient de mettre en ligne un nouvel outil que les parents vont probablement trouver fort utile.

En entrant le nom d’un jeu dans cette page, il est désormais possible de connaître les détails qui ont poussé l’organisme à donner la cote “E”, “T”, “M” ou “17+” à un jeu. “Ce nouveau sommaire d’évaluation explique dans des termes objectifs le contexte qui a permis de déterminer le classement”, explique l’ESRB.

Pour s’amuser un peu, le site GiantBomb a publié les sommaires les plus curieux. Il note par exemple celui du jeu Penny Arcade Adventures: On the Rain-Slick Precipice of Darkness, Episode 2, qui a reçu la cote M (Mature):

“Un jeu d’aventure basé sur les personnages de Penny Arcade (…). Son humour est souvent basé sur des fonctions corporelles et autres objets dérivés, comme s’injecter de l’urine avec une seringue, par exemple, ou encore sur des références sexuelles, comme celle d’un robot qui se branle sur une jambe ou des références aux testicules”, lit-on.

Le jeu Lips (Microsoft), qui est quant à lui décrit comme “un jeu de karakoke dans lequel le joueur est appelé à chanter des chansons de différents styles (…)”, a reçu la cote  “T” (Teen) malgré ses apparences très familiales. Explications de l’ESRB:

“Sa musique dépeint des femmes vêtues de façon provocante qui dansent de façon suggestive (ou) des femmes en bikinis qui rampent sur la plage, dans des “shorts” courts avec des gros plans de derrière et des vues fréquentes de craques (cleavage)”.

Difficile de faire plus cru. Fini de jouer à l’autruche. Enfin, les parents ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas à quoi leurs enfants sont exposés.

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Mardi 11 Novembre 2008, 21h40

Google prédit… les épidémies de grippe

Et quoi encore ? Google.org, la branche philanthropique de Google, vient de lancer Google Flu Trends, une application capable de prédire les épidémies de grippe jusqu’à deux semaines avant leur éclosion.

L’étonnante boule de cristal épidémiologique se base sur la fréquence de recherche des symptômes de la grippe dans Google.

Si 5000 personnes cherchent le mot “toux” ou “thermomètre”, par exemple, Google Flu Trends en tient compte et émet une alerte aux Centers for Disease Control and Prevention régionaux concernés.

Le vénérable New York Times cite des médecins selon qui il s’agit d’un outil qui pourrait s’avérer extrêmement précieux. La revue scientifique Nature publierait un article à ce sujet dans son prochain numéro.

Google Flu Trends ne couvre pour l’instant que les États-Unis, mais le service va s’étendre à d’autres pays. Google.org pense aussi s’en servir pour prédire les épidémies d’autres maladies.

Débile, non ? Si vous êtes du genre parano-libertarien, c’en est même presque inquiétant. Mais les données de nature privée seraient entièrement protégées, puisque Google ne fournirait que des informations détachées de toute information de type IP.

Selon le Times, Yahoo ! se sert aussi de méthodes semblables depuis belle lurette pour prédire quels nouveaux gadgets techno seront hot demain et quels sujets méritent d’être exploités sur ses sites.

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Lundi 10 Novembre 2008, 22h38

Obama-Google, la connexion qui inquiète Microsoft

Après avoir publiquement appuyé Barack Obama et agi à titre de conseiller économique pour lui pendant les présidentielles, le PDG de Google, Eric Schmidt, semblait s’enligner tout droit vers le poste de Tsar des technologies à la Maison-Blanche.

Schmidt, qui fait partie des 17 membres de la très sélecte équipe de transition économique de Barack Obama (Transition Economic Advisory Board), a refusé ce poste de conseiller, rapportaient plusieurs médias ce week-end.

The Politico s’est néanmoins penché sur cette étroite et intrigante relation Google-Obama, dans cet article publié hier. Le réputé blogue politique affirme, citant un lobbyiste anonyme, que le lien entre Schmidt et le président élu “terrifie Microsoft” au plus haut point.

La raison: Google, de plus en plus incontournable dans le vaste monde de l’informatique et du Net, en mène si large que les autorités antitrust l’ont à l’oeil. Et c’est justement la crainte d’une poursuite anti-monopole qui a fait échouer le fameux partenariat publicitaire envisagé avec Yahoo!

“La question qui reste entière est de savoir si cette nouvelle proximité du géant de la recherce avec le président démocrate désigné donnera à l’entreprise le muscle nécessaire pour se battre contre le gouvernement pour faire accepter des ententes semblables à celle de Yahoo!”, écrit The Politico.

Même si Google jure que son PDG a agi à titre personnel en se rapprochant d’Obama, bien des gens voient maintenant Schmidt comme un super lobbyiste. “Au-delà des incontournables batailles antitrust, Google pilote plusieurs autres enjeux à Washington, notamment en matière d’accès à la bande passante, de neutralité du réseau (Net Neutrality), de protection de la vie privée et de réforme des mécanismes de brevets et de droits d’auteur, souligne The Politico. Dans la communauté des lobbyistes, tout le monde a remarqué que Google a discrètement augmenté sa participation sur la scène politique de Washington depuis environ un an”.

Le canard web souligne par ailleurs que Schmidt a donné un chèque personnel de 1 million au New America Foundation, un think tank progressiste qui influencera beaucoup les politiques du futur président, selon The Politico.

Don’t be Evil, qu’ils disaient…

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Vendredi 7 Novembre 2008, 17h54

Impressions du Festival Arcadia

Je suis allé faire un tour ce matin au Festival Arcadia, autoproclamé “le plus important événement public célébrant la culture du jeu vidéo au Canada”, qui se déroule jusqu’à dimanche au Forum Pepsi.

J’en ai parlé un peu plus tôt cette semaine dans La Presse et dans Technaute, mais rien de mieux qu’une visite en personne pour se faire une idée.

Alors, c’est comment ? Si vous êtes un fan fini de jeux vidéo, vous risquez de ne pas y trouver votre compte. Les kiosques, malheureusement très éparpillés dans le Forum Pepsi, présentent beaucoup de jeu déjà sur les tablettes.

Mais si, par contre, vous aimez bien dégommer des pixels à l’occasion et ne suivez pas la scène du jeu à fond, vous y ferez certainement quelques découvertes.

Premier jeux qui a attiré mon attention: F.E.A.R 2, une jeu de tir dont la sortie est prévue pour la mi-février. En 2005, la première mouture de ce titre, sorte de mélange entre Doom 3 et la série des Resident Evil, m’avait soufflé. Les programmeurs de Monolith remettent ça. Ce qu’ils ont pondu est un joli mélange d’ambiances troublantes et d’effets visuels survitaminés. C’est à voir, au quatrième étage.

L’autre kiosque hallucinant, c’est celui d’Entropia Universe. Je dis hallucinant, mais je suis cynique.

Entropia est un univers virtuel comparable à Second Life, dans lequel on peut échanger du vrai fric (pas des Liden Dollars) contre des biens et services virtuels. J’ai été accueilli au kiosque par Francesco Procopio, qui s’est présenté comme un “ambassadeur” d’Entpropia, rien de moins. “Tu connais Entropia ? Bientôt, nous allons tuer Second Life et World of Warcraft“, m’a-t-il annoncé. Tuer Warcraft, un jeu hyper-populaire comptant 11 millions d’abonnés qui paient à chaque mois un forfait pour avoir le privilège de jouer ? faut le faire.

Non, non, sans face. Entropia va devenir LE jeu vidéo massivement multijoueur, promet l’ambassadeur. “Nous avons déjà des gamers hard core qui ne jurent que par Entropia. Plus ils jouent, plus leurs “skills” et leurs équipements prennent de la valeur. Certains joueurs, s’ils vendaient leur avatar, pourraient se faire 40 000$ d’un seul coup”, ajoute M. Procopio.

Tandis qu’il me parlait, trois jeunes joueurs étaient plantés devant les écrans mis à disposition par Entropia. Je voyais leurs avatars évoluer dans un monde plate, laid, dépouillé de tout principe de physique et complètement dépeuplé. Un des joueurs, dont l’avatar marchait dans un espèce de désert infini, tirait dans le vide de son horrible fusil laser et ne comprenant pas trop ce qu’il devait faire.

Pour un jeu dit “massivement multijoueur”, on peut se demander où est la masse. Les trois gars ne semblaient pas tripper du tout. Je commençais à être un brin baveux avec l’ambassadeur. “Attendez de voir la prochaine version, m’a-t-il alors dit. L’année prochaine, Entropia roulera sous le moteur CryTech 2. Ce sera complètement différent”, m’a-t-il annoncé.

J’ai bien hâte de voir ça.

Pour le reste, le festival ressemble davantage à une grosse salle de montre qu’à un lieu de célébration de la culture du jeu. Mais les visiteurs ont l’air de s’amuser. Et c’est très drôle de voir, dans la section dédiée aux consoles vintage, de jeunes garçons jouer à Mario Kart sur un Super Nintendo et une télé Zénith 1982, et tripper comme je trippais dans le temps malgré les graphiques poches, la musique en canne et l’écran basse définition.

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Jeudi 6 Novembre 2008, 15h27

Gears of War 2: pas mal du tout

Jean, le gars du courrier de La Presse, avait un belle grosse boîte pour moi aujourd’hui. À l’intérieur, cet affreux bonhomme dont la tête explose. Petit clin d’oeil de Future Shop pour souligner le lancement de Gears of War 2, premier gros canon de la Xbox 360 pour les Fêtes. La chaîne de magasins donnera la figurine aux crinqués qui attendront jusqu’à minuit ce soir devant les commerces qui feront la file demain matin à 8h pour être les premiers à mettre la main sur le jeu.

Grâce à des contacts haut placés, j’ai pu jouer au jeu à la maison hier soir, pendant deux bonnes heures. Verdict: pas mal du tout.

Gears of War 2 n’innove pas beaucoup par rapport à l’original, sorti en 2006. Mais la formule “colosses armés jusqu’aux dents qui font exploser des monstres” reste jouissive.

Dans Gears of War, tout est gros. Les machines sont démesurées, les flingues sont pesants et puissants. Votre rôle est simple: nettoyer la surface de la terre de la vermine qui la gruge. Avis aux âmes sensibles, le sang gicle à flots.

Pour un jeu de tir à la première personne, GoW se démarque par son côté arcade. Ce n’est pas un shooter stratégique qui fait dans la finesse. On tire du gun à volonté; la manette ne cesse de vibrer.

L’aventure est rythmée et ponctuée de nombreuses scènes cinématographiques. Celles-ci, d’ailleurs, sont beaucoup mieux réussies que dans la version de 2006: les textures, riches et variées, ne chargent pas à mesure que le film se déroule.

Il reste que je me suis assez vite lassé. Le dernier bébé d’Epic et de Microsoft Games Studio est, comme bien des jeux, malheureusement, un peu répétitif. N’empêche, pour se défouler à coup de 30-40 minutes, faire exploser des têtes de monstres avec Gears of War 2 reste un bon choix.

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Tristan Péloquin

Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »

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